• Raoul

Comment bien négocier le prix d'une voiture d'occasion ?

Après avoir repéré et inspecté une voiture d'occasion, il est venu le temps de la négociation. Raoul vous confie ses tips !

Avant la visite


Pour mener à bien une négociation, il est important de s’informer au maximum sur la voiture sélectionnée : les échéances d’entretiens (date ou kilométrage où le constructeur préconise les remplacements), équipements du véhicule. N’hésitez pas à demander l’historique du véhicule au vendeur (lire notre article sur les questions à poser au vendeur avant la visite).


Eviter la négociation au téléphone quand vous pouvez vous déplacer rapidement. En effet, entamer la négociation au téléphone peut faire descendre le prix mais le vendeur se fermera à toute négociation devant le véhicule. Il restera alors sur le prix indiqué alors que vous auriez pu en tirer davantage devant le véhicule.



Pendant la visite


Tout d’abord, si vous n’êtes pas familier avec le monde de l’automobile, il est recommandé de venir accompagné d’une personne ayant une expertise dans ce milieu. En effet, un spécialiste saura alors apercevoir et calculer les frais de remise en état éventuels.


Vous êtes alors en mesure de vérifier l’état mécanique du véhicule mais aussi son état de carrosserie, les micro-rayures, les divers impacts et la cohérence entre le discours du vendeur par téléphone et physiquement (présence des factures d’entretien notamment).


Comme pour la préparation avant la visite, soyez à l’écoute du vendeur. Informez-vous sur son utilisation, ses motivations à la vente, le délai dans lequel il souhaite vendre son véhicule (un vendeur pressé sera susceptible de négocier davantage s’il sent que vous êtes intéressé).



La phase de négociation


Après avoir effectué un essai routier, vous pouvez commencer à avancer quelques défauts que vous avez constaté auparavant. Attention, ne soyez pas trop dégradant sur les défauts du véhicule, cela pourrait braquer le vendeur et mettre en péril la négociation. Contrebalancez en mettant en avant les qualités du véhicule.


En observant les réactions du vendeur sur les défauts de son véhicule, vous pouvez juger s’il est prêt à vendre et à négocier son prix. Si le vendeur est d’accord avec vous concernant les défauts du véhicule, vous savez alors qu’il y a une marge de négociation.


Une fois les arguments avancés, faites en sorte de laisser le vendeur faire la première contre-proposition. C’est une des techniques utilisées dans le commerce pour juger jusqu’où le vendeur est prêt à descendre. La somme qu’il vous donnera est souvent un peu au-dessus de son prix psychologique (prix en-dessous duquel il ne vendra pas son véhicule).


À partir de cette somme donnée, vous pouvez espérer continuer à descendre légèrement le prix (attention : ne pas essayer de proposer un prix trop bas !). Nous vous conseillons de mettre en avant les frais de remise en état pour proposer un nouveau tarif.


Vous avez découvert son prix psychologique ? Proposez une somme légèrement en-dessous de ce prix. De cette manière, vous pourrez laisser le vendeur renégocier à la hausse pour "couper la poire en deux" et vous mettre d’accord sur le prix final.


Les vendeurs fixent souvent leurs prix psychologiques sur un nombre rond. Lorsque sur l’annonce le véhicule est affiché sur un entre-deux, vous pouvez imaginer que le vendeur est prêt à négocier son véhicule (exemple : 7 000 € pour un véhicule affiché à 7 300 €).
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